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6 projets innovants du Pôle Systematic sélectionnés lors du 25e FUI - Régions

Publié le 4 juin 2018

Photo FUI

6 projets collaboratifs de R&D, labellisées par le Pôle de compétitivité Systematic Paris-Region, viennent d’être retenus par le Fonds Unique Interministériel (FUI) lors de la 25e édition du FUI-Régions.

Systematic Paris-Region annonce que 6 projets labellisés par le Pôle ont été retenus dans le cadre du 25ème appel à projets du Fonds Unique Interministériel (FUI), sur un total de 43 nouveaux projets collaboratifs de R&D sélectionnés pour l’ensemble des pôles de compétitivité. 145 projets labellisés avaient été présentés lors de ce 25e appel à projets du FUI.

Systematic Paris-Region, Minalogic et Aerospace Valley sont, pour ce 25e appel, les trois pôles ayant porté le plus de projets financés. Le communiqué officiel soulignait à ce titre, « l’excellence de la coopération entre les pôles », « 26 projets sont portés par au moins deux pôles ».

Un investissement en R&D de 21,5 M€

Les 6 projets ambitieux labellisés par Systematic Paris-Region représentent un investissement en R&D de 21,5 millions d’euros et 9,7 millions d’euros d’aides de l’État et des collectivités, soit 17% de l’enveloppe du FUI 25.

L’ensemble des projets sélectionnés bénéficie d’une aide de l’État de 27 M€ ainsi que d’une aide des collectivités territoriales de 29 M€, dont 18 M€ des régions, 2 M€ des autres collectivités (19,5 M€ de subventions et 0,5 M€ d’avances récupérables) et 9 M€ du FEDER.

Les projets retenus par le FUI 25 couvrent plusieurs marchés applicatifs et technologiques adressés par le Pôle Systematic Paris-Region, répartis selon l’organisation et les Groupes Thématiques du Pôle Systematic :

Confiance Numérique, Sécurité & Défense (3), Transports & Mobilités (1), Outils de Conception & Développement de Systèmes (1), Logiciel Libre (1).

Présentation des 6 projets sélectionnés

Cette sélection de projets collaboratifs ci-dessous, témoigne de l’efficacité des actions du Pôle de compétitivité Systematic Paris-Region et du dynamisme de son écosystème.

 

IDECYS +

Groupe Thématique :

Confiance Numérique, Sécurité & Défense

Résumé :

Dans un contexte de dématérialisation croissante des procédures et des services, IDECYS+ vise à doter les entreprises et plus particulièrement les TPE/PME d’une identité numérique simple à obtenir et à utiliser, prenant en compte les problématiques de délégation.

Une identification fiable est indispensable à l’établissement et de la confiance pour réaliser des actions à distance. IDECYS+ respecte les exigences du règlement européen eIDAS afin d’être intégrée dans le portail France Connect.

IDECYS+ regroupe des partenaires ayant des compétences complémentaires : ARIADNEXT, apporte ses compétences dans le domaine de l’identification à distance et collabore sur ce sujet avec le L3I de l’Université de La Rochelle. CERTEUROPE, apporte ses compétences dans le domaine de la signature électronique, CRYPTOEXPERTS dans celui de la cryptographie, et SERENDPTECH dans celui de l’authentification. SYLLEX enfin est un partenaire utilisateur de la solution qu’il intègrera dans ses applications. Le marché visé est celui des TPE-PME et des ETI en France et en Europe, dans le sillage du règlement eIDAS.

Budget :

3,6 M€

Porteur :

ARIADNEXT

Partenaires :

ARIADNEXT ; SERENDPTECH ; SYLLEX ; UNIVERSITE LA ROCHELLE ; CryptoExperts ; CERTEUROPE

 

IDIOM

Groupe Thématique :

Logiciel Libre

Résumé :

Le but du projet IDIOM est d’accélérer et de partiellement automatiser la résolution des problèmes d’I/O pour les nouvelles générations d’applications, et de permettre d’assurer la portabilité des performances des applications déjà existantes sur les nouvelles infrastructures de stockage. IDIOM cible les applications haute performance et les applications Big Data. Ce projet est un projet Open Source. Il doit pouvoir donner du sens aux informations collectées sur les systèmes.

Les 4 objectifs clefs du projet sont:

1/  Se déployer de l’ordinateur portable au data center HPC ou Cloud. La chaîne d’outils développée permettra de collecter des informations sur les I/O d’applications HPC reposant sur MPI-IO, mais également les applications de type Big-data basées sur des systèmes de fichiers distribués comme HDFS.

2/  Capturer les I/O des applications avec un surcoût d’exécution inférieur à 3%. La capture doit s’effectuer à l’échelle du déploiement des applications, elle doit donc être capable de synchroniser des événements se déroulant en parallèle sur plusieurs serveurs.

3/  Caractériser les traces récoltées. Une caractérisation peut être vue comme la détection du critère dominant dans la trace. La caractérisation permet, par rapprochement avec des cas connus, de détecter automatiquement les goulets d’étranglement, proposer des optimisations, et prescrire des solutions de stockage adaptées.

4/ Explorer les traces et les analyser.  L’exploration des traces doit permettre de dimensionner le système d’I/O en fonction des charges applicatives et de leurs demandes en termes de qualité de services pour les I/O, un exemple étant la colocalisation d’applications dans un data center selon leur charge d’I/O.

Budget :

1, 5 M€

Porteur :

DataDirect Networks France

Partenaires :

DataDirect Networks France ; QuasarDB ; Université de Bretagne Occidentale ; TELECOM SUD PARIS ; INRIA – Centre de Grenoble Rhône-Alpes ; Qarnot Computing ; CRITEO

 

MORDICUS

Groupe Thématique :

Outils de Conception & Développement de Systèmes

Résumé :

Le projet a pour but de réaliser des solutions logicielles utilisant la réduction de modèle pour développer le business des PME/ETI au travers de quatre moyens :

  1. Création d’offres logiciels “All-In-One” construites autour d’un ou plusieurs codes de calcul (commerciaux, internes aux entreprises, open sources), des outils de réduction de modèle développés dans ce projet (bibliothèque Mordicus), des interfaces pour faire fonctionner l’ensemble (développés également dans ce projet) et d’outils annexes d’analyse et de post-traitement.
  2. Développement de plateformes d’accès (SaaS1/cloud) à des services de calcul scientifique avec réduction de modèle.
  3. Développement d’outils-métier et d’application dédiées “one-shot” sur des marchés spécifiques qui utilisent actuellement peu la simulation numérique (essentiellement pour des raisons de coût des calculs et/ou d’accessibilité de ces méthodes aux non-spécialistes). L’accent sera mis en particulier sur les applications sur supports interactifs (tablettes, smartphones) et spécialisées (par exemple en production, pour le diagnostic et la maintenance).
  4. Réalisation de prestations d’études en calcul scientifique utilisant les méthodes de réduction de modèle pour abaisser le coût de ces études ou pour permettre l’accès aux études massivement paramétriques.

Budget :

3,1 M€

Porteur :

EDF R&D

Partenaires :

-Grands Groupes : SAFRAN, EDF

-PME/ETI : CADLM, Bertin Technologies, PHIMECA, Transvalor, ESI/SCILAB

-Laboratoires : UPMC-Sorbonne Université, École des Mines de Paris, Université de Strasbourg

 

REPLICA-2

Groupe Thématique :

Transports & Mobilités

Résumé :

Le projet REPLICA a pour vocation de compléter les plateformes de simulation existantes avec des briques nouvelles afin de franchir le gap attendu en test du véhicule autonome. Le véhicule intelligent et autonome est un enjeu majeur pour les constructeurs automobiles et crucial pour la compétitivité mondiale de la filière automobile Française. L’introduction progressive sur le marché des fonctions de conduite autonome devraient se généraliser sur les routes à horizon 2021-2025.

Pour la validation des algorithmes de conduite autonome et des systèmes ADAS (aide à la conduite), les méthodes classiques de roulage avec des prototypes, qu’ils soient sur pistes ou  sur routes ouvertes, atteindront des coûts et des durées inenvisageables pour les industriels. Aussi, 99% des tests devront se faire en environnements virtuels simulés. Ceci représente plusieurs centaines de millions de kilomètres de roulage virtuel à réaliser en numérique. Les outils actuels de simulation souffrent de 2 limitations majeures. D’un côté celui de la représentativité virtuelle de la route, du trafic et des capteurs du véhicule autonome, et de l’autre celui de la productivité des scenariis de tests.

Le consortium du projet repose sur un équilibre entre les fournisseurs d’outils de modélisation et de simulation (OPTIS, AV SIMULATION (OKTAL), ALL4TEC, Terra3D) un académique (Armines), l’IRT SystemX et les utilisateurs (RENAULT et Groupe PSA) qui garantissent la pertinence de la solution développée.

Enfin, le projet REPLICA s’inscrit comme une pièce majeure du puzzle des projets NFI/PFA « véhicule autonome » et en interface avec des projets de l’IRT SystemX et de l’institut VEDECOM.

Le projet REPLICA répond à problème bloquant de validation du véhicule autonome. Il se positionne comme une réponse cohérente des acteurs Français sur le marché mondial des outils de simulation pour la validation du véhicule autonome.

Budget :

4,6 M€

Porteur :

Optis

Partenaires :

(Voir résumé)

 

 

SECEF

Groupe Thématique :

Confiance Numérique, Sécurité & Défense

Résumé :

L’objectif du projet SECEF est la dissémination et l’amélioration du standard international de détection d’intrusion IDMEF (Intrusion Detection Message Exchange Format – RFC 4765) et son utilisation au sein du SIEM français Prelude SIEM. Le consortium porté par la société CS est composé de Telecom Sud Paris, Centrale Supelec, Cyber Test Systems, Teclib et IMS Network. Dans le marché très concurrentiel du SIEM (Security Information & Event Management) l’adoption d’un standard international doit permettre à Prelude SIEM de renforcer son positionnement tant sur le marché français, et en particulier pour les OIVs, que sur le marché international. Plus largement, ce projet doit fédérer des éditeurs français dont l’interopérabilité doit renforcer le marché de la Cybersécurité national.

Budget :

5 M€

Porteur :

CS-SI

Partenaires :

(Voir résumé)

 

VERISICC

Groupe Thématique :

Confiance Numérique, Sécurité & Défense

Résumé :

Les algorithmes cryptographiques sont souvent vulnérables aux attaques par canaux auxiliaires (en anglais, side-channel attacks) qui exploitent les émanations physiques du composant sous-jacent pour retrouver les secrets manipulés. Elles sont très puissantes et faciles à mettre en œuvre. La contre-mesure la plus déployée aujourd’hui est le masquage, qui consiste à rendre les données manipulées aléatoires.

Le projet VERISICC vise à mettre au point de nouvelles méthodes pour vérifier et générer automatiquement, efficacement et de manière prouvée des implémentations cryptographiques masquées telles que développées par les utilisateurs finaux. VERISICC s’appuie sur la pluridisciplinarité de son consortium, allant des chercheurs spécialisés dans les méthodes formelles et les attaques par canaux auxiliaires (INRIA, Université du Luxembourg) aux utilisateurs finaux (IDEMIA), pour concevoir des outils logiciels innovants avec l’appui des PMEs (CryptoExperts et NinjaLab) permettant d’une part aux industriels de développer des implémentations protégées efficaces et sûres en atteignant un niveau élevé de certification et d’autre part aux organismes de certification (représentés dans le consortium par l’ANSSI) de vérifier rapidement et précisément les implémentations soumises à une évaluation. En particulier, le projet se concentrera sur l’évaluation des techniques existantes, le choix de techniques plus efficaces, et la conception d’outils dédiés aux équipements effectivement utilisés sur le marché dans un objectif de commercialisation.

Budget :

2,1 M€

Porteur :

CryptoExperts

Partenaires :

CryptoExperts ; OBERTHUR Technologies ; INRIA Sophia Antipolis Mediterranée ; Agence Nationale Sécurité Systèmes Information ; Université du Luxembourg