Actualité

Open source : la transformation numérique des entreprises et l’innovation dopent la croissance du marché français et européen

Publié le 19 décembre 2019

Avec une croissance de son marché en France de près de 9 % en 2019, le logiciel libre atteint 5,2 Mds d’Euros et s’inscrit comme un levier pour le leadership technologique et la souveraineté numérique de l’Europe.

Paris, le 9 décembre 2019 – A l’initiative du CNLL, de Syntec Numérique et du Pôle Systematic Paris-Region, Teknowlogy Group (anciennement PAC) dévoile les chiffres 2019 et les prévisions de croissance du marché français et européen de l’open source. Cette étude est complétée par l’analyse des usages et du rôle du logiciel libre dans les entreprises – notamment dans leur innovation – issue d’entretiens avec 117 organisations en France réalisés au quatrième trimestre 2019. Une comparaison de la situation en France avec celle de plusieurs pays européens complète cette étude. L’étude complète sera présentée à l’occasion du Paris Open Source Summit, organisé les 10 et 11 décembre aux Docks de Paris.

Lire le résumé de l'enquête

La transformation numérique booste le marché open source

La filière du logiciel libre en France maintient une croissance prévisionnelle très soutenue de près de 9% par an jusqu’en 2023, supérieure à la croissance moyenne du marché IT qui avoisine les 4% en 2019-2020. Dans près de 80% des entreprises, l’utilisation de l’open source va augmenter dans les deux ans à venir. La France, talonnée par l’Allemagne et le Royaume-Uni, conserve sa place de premier marché en Europe. C’est aussi le marché où la part de l’open source reste la plus importante dans le marché global de l’informatique, avec plus de 10% (contre 7% en Allemagne et 7,4% au Royaume-Uni).

L’open source, un élément stratégique dans la mutation des organisations

  • Un rôle majeur dans les stratégies de transformation digitale et dans la mise en œuvre des technologies innovantes. Pour 9 entreprises sur 10, le logiciel libre est incontournable ou préférable lorsqu’il est adopté pour l’IA, le data management et la blockchain.
  • Les directions générales et métiers de plus en plus impliquées dans le choix de l’open source. Désormais, pour une entreprise sur trois, l’open source est favorisé par ces sponsors.
  • Le logiciel libre comme garant de la personnalisation et de l’indépendance technologique. Ce sont les deux premières motivations des entreprises pour adopter l’open source, suivies par la maîtrise des coûts, l’amélioration de la fiabilité des SI et des logiciels, et la meilleure interopérabilité.
  • L’open source perçu comme un atout de l’industrie numérique européenne. Environ 8 entreprises sur 10 estiment que le Vieux Continent a une longueur d’avance en matière de compétences open source et dans son adoption.

« La croissance de l’open source ne s’essouffle pas et reste très soutenue avec près de 9% par an, ce qui est considérable pour un marché qui pèse désormais plus de 5 milliards d’euros en France et plus de 25 milliards en Europe, se réjouit Marc Palazon, président du comité Open Source de Syntec Numérique. Avec une telle dynamique, l’open source devrait représenter plus de 60 000 emplois en 2020 et certainement 70 à 80 000 emplois à l’horizon 2021, ce qui est exceptionnel ».

« L’Open Source s’impose comme le véritable “couteau suisse numérique” dans les stratégies de transformation digitale et d’innovation des entreprises et organisations, constate Philippe Montargès, président du Hub Open Source du Pôle Systematic Paris-Region. Même dans les domaines les plus prometteurs comme l’IA, le data management et la blockchain, l’open source est plébiscité par 90% des entreprises interrogées ».

« L’Europe est en avance par rapport au reste du monde sur les compétences disponibles en open source et dans son adoption, souligne Stéfane Fermigier, co-président du CNLL. La Commission européenne a donc un rôle important à jouer pour conforter cette tendance et permettre aux entreprises européennes du logiciel libre, éditeurs comme sociétés de service, de s’en servir comme d’un atout pour leur compétitivité ».

Lire l'intégralité de l'enquête