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[Retour sur] Open Source Business Lab #1 : quelle licence Open Source pour quelle stratégie ?

Publié le 28 mai 2020

Les stratégies et modèles économiques sont au cœur des enjeux de l’évolution du marché de l’Open Source. Le Hub Open Source a choisi de leur consacrer un nouveau cycle d’ateliers dont le premier s’est tenu en webinaire le 26 mai dernier en présence de 6 témoins. Retour sur une série à succès.

Réunissant 160 participants autour de la problématique « Quelle licence Open Source pour quelle stratégie? », l’atelier de lancement du cycle sur les stratégies et modèles économiques Open Source s’est intéressé aux choix de licences et à leur impact sur le modèle économique dans différents domaines.

Dans un premier temps Pierre Ficheux, Directeur Technique chez Smile, a fait une introduction aux licences libres et ses deux principales familles, copyleft et sans copyleft. Il a porté une attention particulière à la licence GPL et ses dérivés LGPL/AGPL car ce sont celles « qui posent le plus de problème » et qui sont très utilisées dans l’environnement Linux.

Cependant, comme le rappelle Pierre Baudracco, CEO de BlueMind, la licence qui concerne exclusivement le code n’est pas le seul paramètre à prendre en compte pour définir le modèle économique autour d’une solution. En la matière, il existe des approches différentes en fonction du contexte et du marché, que six témoins ont présenté façon teaser dans une deuxième séquence.

Chaque cas d’usage fera l’objet d’un prochain atelier dédié.

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6 approches différentes des stratégies et modèles économiques Open Source

BlueMind

Pierre Baudracco a retracé son parcours, d’une société de service en logiciel libre dans laquelle il a développé une solution de messagerie open source financée par du service à BlueMind, éditeur Open Source dont les revenus sont assurés à plus de 60/70% par la vente de souscription.

Le service « c’est un modèle qui est assez classique dans l’Open Source notamment pour démarrer un logiciel (…) et c’est là où en général l’erreur arrive c’est qu’on pense que le produit c’est presque pareil alors qu’en fait ça change votre métier à 100% ».

Smile

Pierre Ficheux a abordé quelques cas d’usage dans l’embarqué et plus globalement dans l’informatique industrielle et a insisté sur la complexité de la gestion des licences dans ce domaine et les problèmes contractuels de responsabilité avec l’utilisateur.

« Les contraintes de licence ont une influence très importante sur l’architecture même du produit. Si vous regardez Android (…), l’isolation de la partie noyau par rapport au Framework Android c’est déduit des problèmes de licence ».

Elastic

Sylvain Wallez, architecte & développeur logiciel, a évoqué l’évolution d’un produit purement Open Source à un modèle un peu hybride avec du logiciel propriétaire, du code public, du cloud, …

 « Quand on démarre sur des produits vraiment Open Source il y a des limites à un moment sur l’activité basée sur uniquement des services, de la formation et du support et si on veut aller plus vite et plus loin il faut aussi d’autres natures d’offre ». Ou comment le Cloud a transformé l’activité d’Elastic.

Xwiki

Ludovic Dubost, CEO de XWiki, a introduit l’évolution de la stratégie produit d’un éditeur de logiciel collaboratif, passé d’un modèle de service à ses débuts il y a 16 ans à 60% de revenu sous forme de produit aujourd’hui.

« Le service est un très bon moyen de démarrer le développement d’un produit pour l’amener à une certaine maturité qui permet d’aller plus loin ».

DINUM/Etalab

Perica Sucevic, chef du pôle juridique du département de la DINUM dédié à l’ensemble du cycle de vie des données, a abordé la révolution qu’a constituée la loi pour une République numérique et son article sur 16 sur les logiciels libres.

« Pour toutes les administrations qui vivaient auparavant une situation d’éditeur de logiciel (…), depuis décembre 2015 (…), si elles veulent valoriser leur logiciel elles doivent se tourner vers un modèle de service ».

TOSIT

Simon Clavier, représentant de l’association TOSIT réunissant 13 entreprises du CAC40 soutenant l’Open Source, est revenu sur les raisons culturelles pour lesquelles les grands utilisateurs sont traditionnellement attachés aux modèles propriétaires.

« On vient d’un modèle propriétaire qui rassure » car il diminue le risque pour le responsable unique du projet. « Le recours à l’Open Source a souvent commencé à cause d’une contrainte économique », avant d’être identifié comme une alternative permettant de meilleures gestion des risques et maitrise.

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