Systematic

Logiciel libre

Le monde du logiciel est composé de 2 principales familles : les logiciels propriétaires et les logiciels libres. Les logiciels propriétaires sont verrouillés et le pouvoir des utilisateurs est restreint à leur simple exécution. Quant aux logiciels libres, les utilisateurs ont accès au code et disposent de plus de libertés. Après chaque modification du logiciel, le développeur partage son travail à la communauté afin que tout le monde puisse bénéficier de la valeur ajoutée. Gage de qualité, d’innovation accélérée et d’interopérabilité, le logiciel libre constitue un enjeu important pour les entreprises. Il offre également un avantage indéniable en termes de simplification juridique pour les entreprises – et donc de maîtrise du risque.

Dans l’écosystème de l’open source, on distingue 4 modèles : le modèle des communautés, le modèle des fondations, le modèle des éditeurs et des intégrateurs et le modèle des prestataires de services.

Cela fait plus de 30 ans que les premières licences libres sont apparues. Depuis, leur domaine d’application s’est considérablement élargi. Confrontées aux nouvelles questions émergeant de l’évolution des technologies (APIs, Web, Cloud, Internet des Objets…), du droit (débat sur le copyright sur les interfaces utilisateurs ou sur les brevets logiciels aux USA), ou de l’économie (nouveaux modèles d’affaires fondés sur le logiciel libre), ces licences ont évolué et de nouvelles sont apparues. Le cadre juridique des logiciels open source est complexe.

Le logiciel libre représente à ce jour en France 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le secteur du logiciel et des services, et représente 50 000 emplois (source : PAC). Cela fait de la France l’un des leaders mondiaux en termes de production et d’adoption de logiciels libres. La question de l’empreinte du logiciel libre sur l’économie de notre pays ne se pose donc plus depuis plusieurs années.

La filière du logiciel libre est constituée de plusieurs associations aux rayonnements différents. Structurée et ambitieuse, cette filière a vu naître en 2010 le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL). Cette entité a été fondée par 10 grandes associations et groupes thématiques dans l’objectif de devenir le porte-parole de la filière sur le plan national. Les actions du Conseil ont conduit, notamment, à la circulaire Ayrault (« Usage du logiciel libre dans l’administration publique en France ») ou plus récemment à la loi sur la « Priorité du logiciel libre dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche ».

Le Pôle de compétitivité Systematic Paris-Region, a structuré l’écosystème francilien autour du Groupe Thématique Logiciel Libre qui réunit 127 entreprises et établissements de recherche. Ce Groupe Thématique a publié 5 livrets bleus :

Chiffres clés logiciels libres