Systematic Paris Région s’est donné comme objectif de contribuer à la stratégie mondiale de décarbonation définie par l’Accord de Paris et d’aider les entreprises à s’inscrire dans une trajectoire conforme aux choix européens de NetZero en 2050.
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La planète brûle
Le groupe de travail Décarbonation & Numérique Frugal ne veut pas regarder ailleurs mais agir, maintenant, avec les outils les mieux appropriés.
Pour commencer, il partage aujourd’hui avec vous son analyse de la situation et sa vision pragmatique et déterminée des pratiques à changer ainsi que des solutions à mettre en place pour inverser la tendance. Parce que oui, c’est encore possible !
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Chapitre 5 : L’indispensable
Stimuler et soutenir le développement des solutions logicielles
par Jean-Pierre Corniou, CEO, Agile-IT & Pdt de l’Enjeu Industrie & Services, Systematic
Gwenaëlle Berthier, Cheffe de Projet, IRT SystemX
Cristian Maxim, Ingénieur-chercheur Senior, IRT SystemX
Et Floris Thiant, Doctorant, IRT SystemX/ LGI / LISN
Introduction
Considérons la définition du service numérique (1) comme étant l’ensemble des ressources logicielles et matérielles coordonnées, nécessaire pour répondre aux besoins des utilisateurs.
Dans une perspective de décarbonation du numérique, un ensemble de méthodes ou approches existe, en particulier la frugalité.
Dans une démarche de décarbonation du service numérique, l’obtention d’un service frugal passe avant tout par la quantification des impacts environnementaux du dit-service (ex. frugalité de l’IA (2)).
Il convient donc, dans ce bilan, de tenir compte de plusieurs dimensions :
- les parties prenantes (utilisateurs, support, maintenance, etc.)
- l’inter-dépendance entre le matériel et le logiciel
- les phases de fabrication et transport (par ex. sur les hardwares, RAM, GPU, etc.), les phases d’usage du service numérique (abordées dans ce chapitre) et les phases de fin de vie (moins documentée) sont importantes à quantifier
La problématique est à la fois de comprendre et modéliser les liens / interactions / rétroactions entre ces différentes composantes, et d’évaluer le bilan carbone avec des données pertinentes et de qualité, tout en maintenant un périmètre d’étude constant (3).
1- Une approche méthodologique à consolider
1.1 – Quelles problématiques ?
Malgré l’importance croissante de ces évaluations, mesurer l’impact environnemental du secteur informatique demeure une tâche complexe pour plusieurs raisons, une perspective en partie éclairée par les observations issues de la littérature (4) :
- Diversité des équipements et des usages: La variété des appareils (smartphones, ordinateurs, serveurs) et leurs usages diversifiés rendent la standardisation difficile lorsqu’une comparaison est nécessaire.
- Cycle de vie complexe: Les produits numériques ont des cycles de vie impliquant de nombreux acteurs à travers le monde, de l’extraction des matières premières à leur élimination en fin de vie. Ce cycle de vie complexe ajoute de la complexité aux composants produits et à leur évaluation.
- Données fragmentées: Les données nécessaires à une ACV complète sont souvent dispersées et difficiles d’accès. Les fournisseurs et les fabricants de composants divulguent parfois l’empreinte carbone de leurs produits et services.
- Cependant, les informations disponibles publiquement se concentrent souvent sur l’empreinte carbone, négligeant d’autres impacts.
- De plus, les méthodologies utilisées pour calculer ces empreintes carbone sont fréquemment omises, ce qui rend difficile l’évaluation de l’exactitude et de l’exhaustivité des données rapportées (5).
- Évolution technologique rapide : Les progrès technologiques et les changements rapides des pratiques de consommation (6) rendent rapidement les données obsolètes.
1.2 – Quel guide ?
Face à ces problématiques, les normes et standards sont des aides précieuses pour l’évaluation de l’impact d’un service numérique.
Si plusieurs standards monocritères (ex : GHG Protocol (7), Bilan Carbone de l’ADEME (8)) ou multicritères (ex : analyse du cycle de vie – ACV – standard régi par les normes ISO 14040/14044 (9)) ou même référentiels (ex. IA frugale AFNOR (10)) existent pour quantifier l’impact des services numériques, la méthode d’ACV est de plus en plus intégrée et recommandée dans le cadre des politiques d’évaluation d’éco-conception et de responsabilité environnementale.
Par exemple, l’Agence de la transition écologique (ADEME) promeut, au niveau national, la méthodologie des ACV multicritères dédiées aux produits numériques. Ainsi, l’ADEME a développé un ensemble de Référentiels par Catégorie de Produit (RCP) (11). Ces RCP fournissent des lignes directrices sectorielles pour la réalisation d’ACV, visant à accroître la pertinence et la comparabilité des évaluations environnementales au sein de groupes de produits spécifiques.
La communauté scientifique du secteur des technologies de l’information a d’ailleurs adopté et perfectionné cette méthode d’ACV afin de quantifier la diversité des impacts environnementaux des technologies numériques.
Si ce guide existe, son utilisation pour une diversité de services numériques plus ou moins complexes est plus délicate. A notre connaissance, il n’existe pas de socle méthodologique d’évaluation des systèmes de services numériques. Les méthodologies existantes demeurent cloisonnées et non standardisées. De plus, elles ne prennent pas en compte les caractéristiques intrinsèques des systèmes et services numériques.
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Rejoignez notre Groupe de Travail Décarbonation & Numérique Frugal
Le groupe de travail Décarbonation & Numérique Frugal que nous avons créé en 2023, transversal aux hubs et enjeux, a l’ambition de documenter la place de la filière numérique, aussi bien dans la production d’outils et de services que dans les usages dans la production d’émission de gaz à effet de serre
Notre intuition est que le bilan global entre, d’une part, les émissions de gaz à effet de serre (GES) induits par la production et l’usage des outils numériques et, d’autre part, la réduction des activités génératrices de GES grâce à l’utilisation des outils numériques devrait être positif. Le numérique peut déjà permettre d’optimiser des activités impliquant l’usage d’énergies émettrices de CO2, comme le transport ou l’agriculture, ou permettre la mesure et le contrôle de toutes les sources d’émissions de GES afin d’en permettre des optimisations ultérieures. Notre objectif est de démontrer la pertinence de cette approche et de fournir les éléments de méthode permettant à chaque entreprise comme à chaque particulier, de contribuer par un usage maîtrisé des moyens numériques à la baisse maîtrisée des émissions de GES.
26 ans pour atteindre le NetZéro
A cette fin, nous avons collecté, à travers des sources fiables d’information, les résultats scientifiques comme les bonnes pratiques. Nous avons conscience que ce travail est inachevé, mais les enjeux considérables de la décarbonation, comme la nécessité d’une contribution étayée au débat public, nous ont incité à publier nos travaux en l’état de nos connaissances en fin 2024.
Il ne reste que 26 ans pour atteindre le NetZero. Chaque instant, chaque geste comptent alors que chaque année la planète dépasse les records de chaleur et de perturbations climatiques de l’année précédente.
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Le groupe de travail Décarbonation & Numérique Frugal
NB : Systematic est déjà un acteur engagé dans la décarbonation des activités du numérique via la mise à disposition des acteurs économiques et collectivités d’une cartographie de solutions liées à l’enjeu de la décarbonation et d’un numérique plus frugal
